Voyage astral - Éléments pour le voyage

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Voyage astral - Éléments pour le voyage

Pascal Patry astrologue et thérapeute à Strasbourg 67000
Publié par Pascal Patry dans Anthroposophie · Dimanche 26 Mar 2023
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Voyage astral - Éléments pour le voyage
Imagination, inspiration et intuition

Cycle de conférences sur le Moi : Son origine spirituelle, son évolution et son environnement

Conférence du 26 octobre 1908
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Conférence liées :
Fragments (Le rêve et l'astral)
La science de l'occulte (Le sommeil et la mort)
L'initiation (Contrôle des pensées et des sentiments)

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La conférence d’aujourd’hui se propose de traiter des conditions que l’homme doit remplir, s’il veut développer les forces et les facultés sommeillant en lui, et parvenir à faire lui-même l’expérience des mondes supérieurs et à les observer.

Dans les articles « Comment acquérir des connaissances des mondes supérieurs »  ? se trouve une description de bien des conditions que l’homme doit remplir pour parcourir le chemin de la connaissance et pénétrer dans les mondes supérieurs.

Pourtant, ces articles ne peuvent donner que des détails, même si leur étendue était trois, oui, même dix fois plus grande - il y aurait infiniment à dire sur ce sujet !

Aussi est-il toujours utile de fournir des détails complémentaires dans cette direction.

On ne peut chaque fois éclairer le sujet qu’à partir d’un certain point de vue, et l’on doit s’en tenir au principe que ce que l’on a gagné d’un côté demande toujours à être complété en l’éclairant d’un autre côté.

Aujourd’hui, nous nous proposons pour tâche d’esquisser un certain aspect des condi­tions d’accès aux mondes supérieurs, des conditions nécessaires au parcours du chemin de la connais­sance.

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Vous vous souvenez des indications données lors de l’interprétation du « conte » de Goethe (Goethe : « Le serpent vert » - « Les mystères ». Accompagné d’une étude de Rudolf Steiner. GA 57. (EAR)).

Il s’agit des différentes forces de l’âme dont dispose l’homme et de leur développement : donc, de la pensée en soi, du sentiment en soi et de la volonté en soi, l’accrois­sement de l’une des forces étant tributaire de l’ac­croissement de l’autre.

Il faut que l’homme réalise le juste rapport entre les trois forces par la méthode de ces exercices. Volonté, sentiment et pensée doivent toujours se développer dans le juste rapport en vue de la connaissance des différents buts de la vie spiri­tuelle.

Il est ainsi nécessaire, dans un but précis, que la volonté s’efface et que, par contre, le sentiment s’intensifie ; dans un autre but, c’est la pensée qui devra s’effacer et, dans un autre encore, le sentiment.

Toutes ces forces de l’âme doivent être cultivées dans la juste proportion au moyen des exercices occultes.

L’ascension vers les mondes supérieurs dépend du développement de la pensée, du sentiment et de la volonté.

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Il s’agit tout d’abord d’épurer la pensée. Ceci est nécessaire afin que la pensée ne soit plus tributaire des observations sensorielles issues du plan physi­que.

Cependant, ce n’est pas la seule pensée, mais encore le sentiment et la volonté qui peuvent devenir des forces de connaissance. Dans la vie ordinaire, ces facultés suivent des chemins personnels. Sympathie et antipathie suivent des voies propres à chacun.

Mais elles peuvent devenir des forces de connaissance. Cela peut sembler étrange à la science actuelle.

On l’admet aisément de la pensée, surtout de la pensée représentative dirigée vers l’observation sensorielle, mais comment les hommes pourraient-ils admettre que le sentiment puisse être une source de connais­sance, lorsqu’ils voient l’un et l’autre sentir différem­ment au sujet d’un même objet ?

Comment admettre qu’une chose aussi fluctuante, aussi subordonnée à la personnalité, puisse devenir déterminante pour la connaissance ; puisse être disciplinée au point de sai­sir son être le plus intime ?

Que la pensée le puisse est facile à saisir ; mais en face d’un objet, que cet objet éveille en nous un sentiment, que ce sentiment puisse exister en nous, sans que s’exprime la sympa­thie ou l’antipathie de tout un chacun, mais qu’il puisse devenir un moyen d’expression pour ce que l’objet a de plus intime, cela semble difficile à croire.

Que, de plus, la force de la volonté et du désir puisse devenir un moyen d’expression pour le dedans, cela semble simplement frivole.

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Mais de même que la pensée peut être épurée, devenant ainsi objective et capable d’exprimer des faits, tant du monde sensible que des mondes supé­rieurs, de même le sentiment et la volonté peuvent devenir objectifs.

Mais comprenez-moi bien : le sen­timent, tel qu’il existe actuellement dans la vie ordi­naire, avec son contenu immédiat, ne saurait être un moyen d’expression d’un monde supérieur ; ce senti­ment a quelque chose de personnel.

Les exercices occultes donnés aux disciples ont pour objet de culti­ver ce sentiment, autrement dit de le modifier, de le transformer. Le sentiment devient ainsi différent de ce qu’il était alors, lorsqu’il avait encore un caractère personnel.

Cependant, ne croyez pas qu’étant sur le chemin occulte et ayant acquis un certain degré par le développement du sentiment, l’on puisse dire ap­proximativement du point de vue de l’initié : « J’ai devant moi une entité, je sens quelque chose de cette entité », et que ce contenu du sentiment soit une vérité, une connaissance.

Le processus qui trans­forme le sentiment à l’aide des exercices occultes a un caractère beaucoup plus intime, plus intérieur.

Ceci s’exprime par le fait que celui qui a transformé son sentiment par des exercices accède à la connais­sance imaginative, lui révélant un contenu spirituel sous forme de symboles, expression des faits et des êtres présents dans le monde astral.

Le sentiment devient autre, il devient imagination, faisant naître en l’homme des images exprimant les événements du monde astral. L’homme ne perçoit pas la manière dont il verrait une rose dans le monde physique, parée de couleurs, mais perçoit des images symboliques.

Tout ce qui est présenté dans la science occulte est ainsi perçu en images. Ainsi, la croix noire ornée de roses. De tels symboles sont tous l’expression de faits précis, de même que ce que nous voyons dans le monde physique correspond à des réalités physiques. On développe ainsi le sentiment, mais on connaît sous forme imaginative.

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Il en va de même avec la volonté. Lorsqu’on est parvenu à un certain degré, accessible par l’éducation de la volonté, on ne dit pas quand une entité vient à notre rencontre : « elle éveille en moi un pouvoir de désir », mais quand la volonté est transformée, l’on commence à percevoir ce qui dans le Dévachan ré­sonne.

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La perception astrale imaginative résulte du déve­loppement du sentiment. L’expérience de ce qui se produit dans le Dévachan, de la musique spirituelle, de l’harmonie des sphères, nous révélant la nature la plus intime des choses résulte du développement de la volonté.

De même que la culture de la pensée conduit au premier degré qu’est la pensée objective, la culture du sentiment nous fait accéder à l’Imagina­tion qui nous révèle un monde nouveau. Et de même, la culture de la volonté nous conduit à l’inspiration qui nous révèle le monde du Dévachan inférieur, et finalement, avec l'Intuition, c’est le monde du Déva­chan supérieur qui s’ouvre à l’homme.

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Ainsi l’on peut dire : en s’élevant au prochain de­gré de l’existence, l’homme perçoit des images, mais des images dont nous ne nous servons plus comme de nos pensées en nous demandant comment elles correspondent à la réalité, des images des ob­jets, des formes colorées de caractère symbolique, expressions d’entités que l’homme doit lui-même dé­chiffrer.

Dans l’inspiration les objets nous parlent, point n’est besoin de questionner, de déchiffrer en concepts, ce qui serait une transposition de la théorie de la connaissance du plan physique ; là c’est par contre la nature la plus intime des choses qui nous parle. Lorsqu’un homme vient à notre rencontre, nous révélant son être le plus intime, ce n’est pas comme se trouver en face d’une pierre.

La pierre doit être déchiffrée, elle demande réflexion. Ce n’est pas ainsi que l’homme se révèle à nous, c’est par ses paroles, par ce qu’il nous dit qu’il se révèle à nous.

C’est ainsi qu’il en va de l’inspiration. Elle ne fait pas appel à la pensée conceptuelle, discursive, mais à l’écoute de ce que disent les choses, révélant elles-mêmes leur essence. Cela n’aurait aucun sens de se demander : lorsqu’une personne meurt et que je la retrouve dans le Dévachan, la reconnaîtrai-je sachant que les êtres du Dévachan ont un aspect différent de ceux du plan physique. ?

Dans le Dévachan, un être dit lui-même quel genre d’être il est, à la manière d’un homme qui ne nous dirait pas seulement son nom, mais laisserait affluer son être intérieur. Cela afflue vers nous par la musique des sphères, on ne saurait s’y tromper.

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Or ceci est un point de repère en vue de répondre à une question.

Les différents exposés concernant la science de l’esprit induisent aisément en erreur et l’on pourrait facilement croire que le monde physi­que, le monde astral et celui du Dévachan sont sépa­rés dans l’espace. Mais nous savons que là où se trouve le monde physique se trouvent aussi le monde astral et le Dévachan, ils sont les uns dans les autres.

On peut alors se demander : si les trois mondes sont confondus, je ne puis les distinguer comme dans le monde physique où tout se trouve côte à côte. Si l’au-delà est inséré dans l’ici-bas, comment puis-je distinguer le monde astral du Dévachan ?

Ce qui per­met de les distinguer réside dans le fait que lorsqu’on s’élève du monde astral au Dévachan, la somme des images et des couleurs est pénétrée de sons, et cela d’autant plus que l’on s’élève.

Ce qui auparavant était spirituellement lumineux devient spirituelle­ment sonore. Il existe également une différence dans le vécu des mondes supérieurs, aussi des expériences précises permettent-elles à celui qui s’élève de re­connaître de quel monde il s’agit.

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À présent, nous caractériserons les différences en­tre le vécu du monde astral et celui du Dévachan, pas seulement du fait que le monde astral est reconnu par l’imagination et le Dévachan par l’inspiration, mais en raison des expériences différentes faites dans ces mondes.

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Le temps vécu par l’homme immédiatement après la mort, ce temps du Kamaloca comme le désigne la littérature occulte, constitue une articulation du monde astral. Que veut dire être dans le Kamaloca ?

Nous avons souvent tenté de le caractériser. J’ai maintes fois fait appel à l’exemple caractéristique du gourmet avide du plaisir que peut lui procurer le sens gustatif.

À la mort, le corps physique est déposé et abandonné, la plus grande partie du corps éthérique aussi, mais le corps astral est toujours présent et l’homme est en possession des propriétés et des forces que recelait ce corps astral pendant la vie phy­sique.

Celles-ci ne se modifient pas immédiatement après la mort, mais seulement progressivement. Ce désir ardent de mets délicats, cette avidité pour le plaisir de la table, subsistent après la mort, mais l'instrument pour les satisfaire leur fait défaut, car le corps physique et ses organes ne sont plus là.

L’homme doit renoncer au plaisir et il éprouve un désir brûlant pour ce dont il est privé. C’est le cas pour toutes les véritables expériences vécues dans le Kamaloca, expériences consistant à éprouver dans son corps astral les désirs qui ne peuvent être satisfaits que dans le monde physique.

Et celui-ci faisant défaut, l’homme est contraint de s’interdire la re­cherche et l’envie des plaisirs, c’est le temps de la désaccoutumance. Ce n’est que lorsqu’il a extirpé les désirs de son corps astral, que l’homme est libéré.

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Pendant tout ce temps du Kamaloca, vit dans le corps astral, ce que l’on pourrait appeler la privation, la privation dans ses formes, ses nuances et ses diffé­renciations les plus variées. De même que la lumière se différencie en tons rouges, jaunes, verts et bleus, la privation se différencie en qualités les plus variées, et cette marque distinctive de la privation est l’attri­but de l’homme dans le Kamaloca.

Cependant, le plan astral ne se borne pas au Kamaloca, il est bien plus étendu. Mais l’homme qui n’a vécu que dans le monde physique, et n’a connu que son contenu, ne peut, sans préparation, faire l'expérience des autres parties du monde astral, que ce soit après la mort ou d’une autre manière. Tout d’abord, il ne peut faire l'expérience du monde astral que dans la privation.

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Celui qui parvient aux mondes supérieurs, sachant qu’il sera privé de ceci ou de cela sans aucun espoir de l’obtenir, celui-ci fait l’expérience de ce qu’impli­que la conscience du monde astral. Même celui qui, en tant qu’homme, parviendrait à se faire donner les moyens occultes lui permettant de quitter son corps pour accéder au monde astral serait toujours obligé de subir la privation.

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Comment alors peut-on se former afin de connaître, non seulement la partie du monde astral où se manifeste la privation, la phase de privation, mais encore le monde astral dans ce qu’il a de meilleur, de faire.

L'expérience de cette, part du monde astral où s’exprime ce qu’il y a de bon, de bien ? Cette autre partie du monde astral, l’homme y accède en déve­loppant tout ce qui est à l’opposé de la privation. Aussi, les méthodes éveillant en l’homme ce qui est le contraire de la privation, sont celles qui le condui­sent dans l’autre partie du monde astral. Ces forces doivent lui être données.

Ce sont les forces de l’ab­négation. De même que la privation, l’abnégation peut se présenter sous différentes nuances. La moin­dre abnégation que nous nous imposons, nous fait progresser d’un pas dans le développement vers le bon côté du monde astral. Le moindre renoncement est une acquisition importante en vue de faire l’expé­rience du bon côté du monde astral.

C’est pourquoi la tradition occulte attache tant d’importance à ce que le disciple se soumette à des épreuves et s’exerce au renoncement. Ainsi s’ouvre à lui l’accès au bon côté du monde astral.

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Qu’en résulte-t-il ? Pensons à ce qui est vécu dans le Kamaloca. Pensons à quelqu’un qui, soit par la mort, soit d’une autre manière, quitte son corps phy­sique et à qui les instruments du corps physique fe­ront défaut. Il est ainsi privé de tout moyen en vue d’une quelconque satisfaction.

La privation s’installe immédiatement sous forme imaginative, dans le monde astral. Il apparaît par exemple un pentagone ou un cercle rouge.

Ce n’est que l’image apparaissant dans le champ visuel humain, correspondant à la pri­vation, de même que sur le plan physique un objet correspond à la représentation que l’on en a.

Lorsqu'on est animé de désirs grossiers, de bas instincts, ce sont d’horribles bêtes qui s’approchent de l’homme qui a quitté son corps. Ces horribles bêtes sont le symbole des bas instincts.

Si par contre on est parvenu à l’abnégation, à l’instant où par la mort ou par l’initiation on sort de son corps, le cercle rouge s’efface, car le rouge s'est imprégné du sentiment de l’abnégation, et c’est un cercle vert qui apparaît. Pa­reillement, les forces de l’abnégation feront disparaître la bête, laissant apparaître une forme noble du monde astral.

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Ainsi l’homme doit tout d’abord transformer en son contraire par les forces de l’abnégation, par le renoncement, ce qui lui est donné objectivement, le cercle rouge, l’horrible bête.

L’abnégation fait surgir des profondeurs comme par magie les véritables formes du monde astral. Aussi, lorsqu’on s’élance vers le monde astral étant animé de bonnes inten­tions, on ne doit pas croire que la participation des forces de l’âme ne soit pas nécessaire ; sans elles on n’atteindrait qu’une partie du monde astral.

Il faut renoncer à toute Imagination. Celui qui renonce pra­tique l’abnégation et c’est elle qui fait surgir comme par magie la véritable forme du monde astral.

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Dans le Dévachan on dispose de l’inspiration. Dans le Dévachan aussi il faut distinguer des parties dont l’homme ne peut faire passivement l’expé­rience, lorsqu’il y accède après la mort.

Le Dévachan n’a pas encore été affecté dans la même mesure par le mal en raison de certaines circonstances universelles.

Le monde astral comporte l’épouvantable Ka­maloca, mais le Dévachan n’a rien de tel.

Ce ne sera qu’à l’état planétaire de Jupiter et de Vénus qu’il entrera en décadence par suite de l’utilisation de la magie noire et de pratiques similaires. Alors certes se développera un état comparable à l’état actuel du monde astral. Mais dans le cycle évolutif actuel, il en va différemment dans le Dévachan.

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Que rencontre l’homme s’élevant sur le chemin de la connaissance, ou tout simplement après la mort, du monde astral vers le Dévachan, quelles expériences fait-il dans le Dévachan ? Il éprouve la félicité ! Ce qui, partant des nuances colorées se différencie en sons est en tout cas la félicité.

Au Dévachan, au stade actuel de l’évolution, tout est création, production et, quant à la connaissance, écoute spirituelle. Et toute production est félicitée, toute écoute de l’harmonie des sphères est félicitée.

Et dans le Dévachan l’homme n’éprouve que félicité, pure félicité. Et lorsque l’homme est conduit au Dévachan, grâce à la sagesse spirituelle, par les maîtres de l’évolution humaine, les Maîtres de la Sagesse et de l’Harmonie des sensa­tions, c’est la félicité qu’il y éprouve.

Il en va de même pour l’homme simple qui y accède après la mort. C’est ce que doit éprouver l’initié lorsqu’il a atteint le degré voulu sur le chemin de la connais­sance.

Mais il ne lui est pas permis de s’en tenir à la félicité ; c’est une règle de l’évolution universelle. S’abandonner à la félicité serait une intensification des plus raffinées de l’égoïsme spirituel. L’indivi­dualité humaine ne ferait qu’absorber la chaleur de la félicité, mais le monde ne progresserait pas.

Ainsi se formeraient des êtres qui s’endurciraient dans leur âme. Aussi ne faut-il pas, pour le bien et le progrès du monde, que celui qui, par des exercices a accédé au Dévachan, se contente d’y éprouver par l’harmo­nie des sphères toutes les nuances de la félicité, mais il faut qu’il développe en lui des sentiments contraires à la félicité. De même que l’abnégation s’oppose à la privation, le sentiment du sacrifice s’oppose à la félicité, de ce sacrifice consistant à déverser sur le monde la félicité reçue.

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Ce sentiment de sacrifice fut le propre de ces es­prits divins appelés Trônes lorsqu’ils participèrent à la Création, lorsqu'ils déversèrent leur propre sub­stance sur l’ancien Saturne et se sacrifièrent pour l’humanité en devenir.

La substance dont nous sommes actuellement constitués est la même que celle qu’ils déversèrent sur Saturne.

À leur tour, les Esprits de la Sagesse se sacrifièrent sur l’ancien So­leil. Ces esprits divins se sont élevés dans les mondes supérieurs, ils n’ont pas fait passivement l’expé­rience de la félicité, mais ont appris à se sacrifier au cours de leur traversée du Dévachan. Ce sacrifice, loin de les appauvrir, les a au contraire enrichis.

Seul un être vivant entièrement dans la matière croit qu’un sacrifice est un appauvrissement. Que non, le sacri­fice au service de l’évolution universelle est, au contraire, lié à un progrès, un enrichissement de l’évolution individuelle (Rudolf Steiner : « L’évolution cosmique du point du vue de la réalité intérieure » GA 132 (EAR)).

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Nous voyons ainsi l’homme s’élever vers l’imagi­nation et l’inspiration et pénétrer dans cette sphère où tout son être s’imprègne des nuances toujours nou­velles de la félicité, où il ressent tout ce qui l’entoure non seulement comme lui parlant, mais où, tout au­tour de lui des sonorités spirituelles de la félicité seraient englouties, absorbées.

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C’est par la transformation de tous les sentiments qu’il éprouve, que l’homme accède aux facultés de connaissance supérieure, et l’entraînement occulte ne consiste en rien d’autre qu’en des règles et des mé­thodes données par les Maîtres de la Sagesse et de l’Harmonie des impressions.

Celles-ci ont fait leurs preuves à travers les millénaires. Ces règles et mé­thodes transforment le sentiment et la volonté de l’homme et le font accéder à des connaissances et des expériences supérieures. En transformant progressi­vement ses sentiments et le contenu de sa volonté de manière occulte, le disciple acquiert ces facultés su­périeures.

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Celui qui fait partie d’un mouvement de science de l’esprit, ne doit pas être indifférent à la durée - qu’elle soit de trois, six ou sept ans - nécessaire à cette acquisition. Cela a une signification. Le disciple doit vivre intérieurement le sentiment qui s’attache à cette croissance et doit en percevoir clairement les règles. Il faut y être attentif, de crainte de passer à côté des effets.

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Source : Rudolf Steiner - Le Moi : Son origine spirituelle, son évolution et son environnement

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Pascal Patry
Praticien en psychothérapie
Astropsychologue
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