Origine du Zodiaque - Pascal Patry – Astropsychologie & Cours d'Astrologie

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Une page rapidement présentée sur l'origine du Zodiaque

Cela évite de lire le livre que j’ai proposé, si l’intérêt pour le sujet ne va pas jusque-là.

L'origine spirituelle du Zodiaque selon Rudolf Steiner

La formation du Zodiaque, l'action des Hiérarchies spirituelles et l'origine des noms d'animaux

Pour Rudolf Steiner, le Zodiaque ne trouve pas son origine première dans les constellations que nous voyons au ciel. Il renvoie à une réalité spirituelle bien plus ancienne que notre monde terrestre, dont les douze signes seraient l'expression : celle d'activités spirituelles qui ont participé à la formation du cosmos, du monde vivant et de l'être humain. Pour en saisir l'origine, Steiner nous invite à remonter aux premiers états de l'évolution cosmique, l'ancien Saturne, l'ancien Soleil, l'ancienne Lune, puis la Terre actuelle. Ces noms désignent des états successifs du devenir cosmique, et non les planètes que nous observons aujourd'hui.

Au commencement, l'ancien Saturne se présente comme un immense organisme cosmique fait essentiellement de chaleur. Cette chaleur originelle naît du sacrifice des Trônes, ou Esprits de la volonté, qui offrent une part de leur propre substance pour rendre la création possible. Autour de cet organisme œuvrent les êtres de la première Hiérarchie, les Trônes, les Chérubins et les Séraphins. Le Zodiaque apparaît dès lors comme l'expression d'une périphérie spirituelle agissante, d'où s'exercent les puissances créatrices du monde.

À l'étape suivante, celle de l'ancien Soleil, la substance cosmique se densifie, et l'élément aérien ou gazeux vient s'ajouter à la chaleur. Les Dominations, ou Esprits de la sagesse, apportent les conditions nécessaires au développement de la vie, tandis que les Archanges déploient une activité étroitement liée à la lumière, qu'ils font rayonner dans l'espace cosmique. C'est à ce moment que Steiner situe un événement décisif pour comprendre l'origine spirituelle du Zodiaque. Venus de quatre grandes directions de l'espace spirituel, les Chérubins s'avancent vers l'ancien Soleil et accueillent l'activité rayonnante des Archanges. Steiner les décrit sous quatre formes principales : le Taureau, le Lion, l'Aigle et l'Homme. Ces figures ne désignent pas à l'origine des animaux terrestres, mais des manifestations différenciées d'êtres spirituels supérieurs. Chacune est accompagnée de deux autres puissances, l'une à sa droite, l'autre à sa gauche, et c'est ainsi que se constitue autour de l'ancien Soleil un ensemble de douze puissances spirituelles, la structure originelle du Zodiaque.

Reste à comprendre pourquoi cette organisation a reçu des noms d'animaux. L'explication se trouve dans le processus cosmique qui se déroule alors. Lorsque les Chérubins exercent leur activité sur l'ancien Soleil, leurs forces spirituelles se reflètent dans la substance gazeuse de cet organisme cosmique, et ces reflets engendrent peu à peu les premières ébauches du règne animal, sous la forme de configurations mouvantes comparables à des fumées. Les premières formes animales ne seraient donc pas apparues indépendamment des Hiérarchies spirituelles ; elles seraient les manifestations de leur activité créatrice. Il existe ainsi, selon Steiner, un lien intérieur entre les formes spirituelles des Chérubins et les premières formes animales de l'ancien Soleil, dont les animaux terrestres seraient des descendants profondément transformés.

C'est ce lien entre les puissances zodiacales et la genèse du règne animal qui expliquerait le nom de « cercle des animaux » donné au Zodiaque dans les anciens Mystères. Les noms d'animaux ne seraient pas de simples images inventées pour reconnaître plus facilement les constellations ; ils garderaient la mémoire d'une réalité cosmique où certaines formes animales furent suscitées par l'activité des Chérubins. Les anciens initiés auraient reconnu, derrière les figures du Taureau, du Lion ou de l'Aigle, des puissances spirituelles bien déterminées, et la dénomination des signes procéderait ainsi d'une connaissance transmise dans les Mystères plutôt que d'une convention arbitraire.

Steiner précise toutefois que ces noms se sont transformés au cours de l'évolution. L'Aigle originel a été remplacé par le Scorpion, et la figure de l'Homme est devenue le Verseau dans la représentation habituelle du Zodiaque, tandis que le Taureau et le Lion auraient gardé plus directement leur désignation première. Ces changements indiqueraient que les figures actuelles ne reproduisent plus entièrement les manifestations spirituelles originelles. Le Zodiaque conserve néanmoins, sous une forme symbolique transformée, la mémoire de cette organisation en douze de la périphérie cosmique.

Cette conception éclaire aussi les correspondances traditionnelles entre les signes et les parties du corps humain. Selon Steiner, les premiers germes du corps physique se sont élaborés peu à peu pendant l'évolution de l'ancien Saturne, sous l'influence des régions zodiacales. Le Bélier aurait ainsi contribué à former la tête, le Taureau l'organe de la parole, les Gémeaux la symétrie du corps, le Cancer le thorax et le Lion le cœur, et ces correspondances se poursuivent jusqu'aux Poissons, traditionnellement associés aux pieds. Le Zodiaque tout entier devient alors l'expression d'un grand Homme cosmique, dont la constitution humaine reproduirait certains principes organisateurs : l'être humain serait lié, jusque dans son organisation corporelle, aux forces spirituelles qui ont participé à la formation du cosmos.

Il faut cependant distinguer les réalités spirituelles décrites par Steiner de leurs représentations symboliques ultérieures dans les traditions astrologiques. Le Zodiaque visible et ses douze signes seraient le reflet d'un ordre spirituel antérieur, et non sa véritable origine. Cette perspective conduit à voir dans les signes non de simples catégories de tempéraments, mais les expressions différenciées de puissances créatrices appartenant à une même totalité, chaque signe tirant son sens de ses relations avec les onze autres au sein d'une organisation cosmique unifiée.

Pour Rudolf Steiner, l'origine du Zodiaque réside donc dans la ronde des Chérubins autour de l'ancien Soleil, et les noms d'animaux rappellent le processus par lequel leur activité spirituelle suscita les premières ébauches du règne animal. Le Zodiaque apparaît finalement comme la mémoire symbolique d'une histoire spirituelle du cosmos, dont le monde vivant et l'être humain porteraient encore, dans cette conception, les empreintes.

Référence principale : Rudolf Steiner, GA 110, quatrième conférence du 13 avril 1909, pages 85 à 97, en particulier les pages 92 à 96 sur les Chérubins et l'origine des formes animales. Complément : neuvième conférence du 18 avril 1909, sur les correspondances zodiacales avec le corps humain.

La transformation des forces astrales chez les anciens Atlantes selon Rudolf Steiner

Du tétramorphe à la constitution du corps humain actuel

Dans Mythes et mystères égyptiens (GA 106), Rudolf Steiner décrit une époque de l'évolution humaine où le corps physique n'avait pas encore la forme que nous lui connaissons. Pendant la première moitié de l'époque atlantéenne, l'être humain aurait eu un corps physique encore mou et peu différencié, tandis que son corps éthérique était bien plus étendu et plus puissant. Sa constitution se caractérisait par quatre grandes tendances formatrices, figurées par le Taureau, le Lion, l'Aigle et l'Homme. Ces quatre figures, que l'on retrouve dans le tétramorphe, ne désignaient pas des animaux au sens actuel, mais des configurations particulières des forces qui constituent l'être humain. Le Taureau exprimait la prédominance des forces physiques, liées surtout à la matérialisation et à la reproduction ; le Lion, celle des forces éthériques, qui participaient notamment à l'organisation du tronc et de la région du cœur ; l'Aigle, celle des forces astrales, dont l'activité débordait encore largement les limites de l'organisation physique. L'Homme, enfin, représentait l'action du Je, capable d'unifier et d'harmoniser les trois autres tendances.

Selon Steiner, chaque individu portait en lui ces quatre composantes, mais l'une pouvait l'emporter sur les autres, ce qui donnait naissance à des formes humaines très diverses. L'évolution vers la forme actuelle aurait consisté à dépasser peu à peu ces prédominances pour parvenir à une organisation harmonieuse, où les forces physiques du Taureau, les forces vitales du Lion et les forces astrales de l'Aigle seraient intégrées sous la direction du Je. Il ne s'agissait pas de faire disparaître ces forces, mais de les réorganiser au service d'une forme humaine plus accomplie. Certaines tendances se seraient fixées dans le règne animal tandis que l'humanité poursuivait son développement : le taureau garderait le souvenir d'une prédominance physique, le lion celui d'une activité éthérique intense, l'aigle celui d'une astralité dominante. L'être humain aurait, lui, dépassé ces formes particulières en réunissant leurs qualités dans une organisation commune. Le Sphinx égyptien conserverait précisément le souvenir de cette transformation : son corps de lion, ses ailes d'aigle, ses traits taurins et son visage humain rassemblent les différentes tendances de l'ancienne constitution humaine.

Steiner décrit aussi un autre aspect essentiel de ce processus : le travail intérieur accompli dans les écoles des Mystères de l'ancienne Atlantide. Les initiés atlantes auraient eu une forme physique plus proche de celle de l'homme actuel que la plupart de leurs contemporains, et ils enseignaient à leurs disciples une méthode destinée à transformer peu à peu leur constitution corporelle. À cette époque, selon Steiner, les pensées, les sentiments et les impulsions spirituelles agissaient bien plus directement qu'aujourd'hui sur le corps physique. Le maître présentait au disciple une image spirituelle précise, l'archétype de la forme humaine telle qu'elle devait apparaître au terme de cette évolution. Cette image n'avait rien d'une représentation imaginaire : elle était, dans l'enseignement de Steiner, la manifestation d'une forme originelle voulue par les puissances spirituelles créatrices. Le disciple devait la contempler intérieurement, s'en imprégner profondément et orienter sa volonté vers sa réalisation. Méditée encore et encore, cette image agissait sur son organisation éthérique et astrale, puis jusque dans son corps physique, et Steiner affirme que certaines parties du corps pouvaient ainsi se transformer peu à peu, rapprochant le disciple de la forme humaine actuelle. Ce travail intérieur était donc une participation consciente à l'évolution qui conduisait plus largement l'humanité vers son organisation corporelle future.

L'archétype médité était le même pour tous les disciples, quelle que fût la tendance animale qui dominait d'abord en eux. Il représentait l'unité fondamentale de l'humanité, au-delà des différences de constitution et de développement. L'action du Je apparaît alors comme le principe central de cette transformation, puisque c'est elle qui harmonise les forces physiques, éthériques et astrales. Il faut d'ailleurs souligner que Steiner distingue nettement le travail des forces astrales de celui des forces éthériques et physiques : ce n'est pas la seule transformation de l'astralité qui conduit à la forme humaine actuelle, mais l'harmonisation de ces trois organisations par le Je, et c'est cette articulation qui fait le cœur de son exposé. Le passage du tétramorphe à la forme humaine est ainsi, dans cette perspective, une véritable métamorphose de l'organisation de l'être : l'Homme ne supprime pas le Taureau, le Lion et l'Aigle, il rassemble et transforme leurs forces en une unité supérieure sous la direction du Je.

On comprend mieux, dès lors, la place qu'occupe le tétramorphe dans les traditions spirituelles : ses quatre figures garderaient la mémoire des puissances qui ont participé à l'édification de la forme humaine. Pour Rudolf Steiner, le corps humain actuel est le fruit d'un long travail d'harmonisation des forces constitutives de l'être, dont les anciennes écoles initiatiques atlantes auraient accompagné consciemment certaines étapes.

Références : Rudolf Steiner, Mythes et mystères égyptiens, GA 106, troisième conférence du 4 septembre 1908, pages 41 à 45, sur les écoles initiatiques atlantes et la méditation de l'archétype humain ; huitième conférence, notamment pages 91 à 94, sur les quatre types de constitution humaine, les forces physiques, éthériques et astrales, et l'action harmonisatrice du Je.

Pascal Patry
Praticien en psychothérapie
Astropsychologue
Psychanalyste

5, impasse du mai
67000 Strasbourg

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