Le Noeud Sud en Maison VIII

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Le Noeud Sud en Maison VIII

Pascal Patry astrologue et thérapeute à Strasbourg 67000
Publié par Pascal Patry dans Astropsychologie · 4 Novembre 2022
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Le Noeud Sud en Maison VIII

Rappelons que le nœud sud en VII établissait à tort un lien de dépendance dans la relation à autrui.

Le nœud sud en VIII, lui, établit inconsciemment un lien de dépendance à la jouissance.

Pour comprendre le nœud sud en VIII, il nous faut d'abord parler du Scorpion et de la maison VIII, inti­mement liés, vécus antérieurement, et desquels résulte le karma actuel VIII-II du natif.

Le Scorpion est le signe le plus intéressant, mais aussi le plus compliqué du zodiaque, car il contient à lui seul tous les mystères, tous refoulés ou maintenus fort heureusement au plus profond de notre incons­cient. Il inclut toutes nos antériorités, accumulées au cours de nos multiples pérégrinations dans nos multiples vies antérieures.

C'est le signe des mystifications et de nos secrets les plus intimes.

Mais c'est aussi la boîte à Pandore, laquelle contient toutes les énergies et tous les pouvoirs, dangereux pour ceux qui ne savent pas s'en servir, ou qui tentent de jouer aux apprentis sorciers.

La gamme de ces pou­voirs est sans limites. Elle va de la magie noire à la déflagration atomique, dont Pluton - le plutonium - est le maître.

Elle représente le pouvoir, le pouvoir de fécondation pris dans son sens le plus large, par les sens ou par la pensée.

Au travers du Kundalini, nous sommes capables de féconder n'importe quoi, d'agir à distance sur autrui, viol indirect, ou plus simplement de nous soumettre à nos propres pensées, rêves et phantasmes, complaisances personnelles, dans un abandon total et non maîtrisé à ces énergies primordia­les.

Le natif possédant un nœud sud en maison VIII a vécu des vies antérieures sous un thème très dominé par Pluton et par le Scorpion.

De plus, s'étant rendu trop dépendant d'autrui par son besoin de jouissances, liées à ses phantasmes souvent obsessionnels, il a pu utiliser tous les moyens de pression sur autrui, pour l'amener à satisfaire ses besoins.

La maison VIII est une maison de mort, de fin, de dépossession, d'abandon et d'oubli nécessaire de tout ce à quoi nous avons été attachés durant nos vies successives, et dont le souvenir des jouissances peut encore revenir nous hanter au travers de nos phantas­mes si nous ne nous en gardons.

Elle maintient un lien étroit entre jouissances et douleur d'arrachement à celles-ci. C'est alors l'enfer du « manque » ou de l'aban­don.

Lorsque nous jouons avec la maison VIII, ou avec Pluton, c’est comme si nous jouions avec la fin, la dépossession et la mort.

Ou nous la soumettons, ou c'est elle qui nous sou­mettra. C'est là qu'intervient la capacité - ou l'ab­sence de capacité - de défi. Nous pouvons nous sou­mettre à Pluton, lequel nous détruira alors irrémédia­blement, ou bien utiliser son pouvoir de négation, lequel nous permettra d'user de détermination en refu­sant tout ce que nous n'avons pas décidé nous-mêmes.

Il y a là une joute permanente, une lutte de pou­voir. Ou bien nous succombons à ses tentations, et nous devenons son esclave, ou bien nous le soumettons et il nous servira aussi longtemps que nous ne don­nons aucun signe de faiblesse.

Le pouvoir de Pluton est le nôtre, mais nous devons l'en déposséder et nous en saisir à chaque instant, car, à la moindre complai­sance de notre part, il nous l'arrachera pour nous sou­mettre à ses sortilèges.

Relisez maintenant le paragraphe précédent en rem­plaçant « Pluton » par « Partenaire », afin d'incarner vos phantasmes dans une réalité tangible. Toutefois, n'oubliez pas que Pluton est en vous. « Pluton » d’au­trui n'est pas votre problème.

La maison VIII recèle ainsi, dans notre inconscient, tous les souvenirs de nos lâchetés, vilénies, abandons, trahisons et abus de pouvoir sur autrui par magie noire, tyrannie ou tous autres moyens de satisfaire nos passions en jouissances égoïstes.

Il faut inclure ici tous les « petits tyrans » et ceux qui vampirisent autrui, même machinalement.

Mais y sont aussi contenues toutes les peines, hon­tes et souffrances endurées, par punitions, manques, dépossessions, arrachements ou abandons, subis des manières les plus douloureuses.

Durant nos milliers de vies antérieures, nous y sommes tous passés, par la force des choses et par l'in­conscience qui nous animait encore. Elle anime encore ceux sur cette terre dont l’insuffisance de conscience n'a d'égale que l'insuffisance de vécus.

le Nœud sud en Maison VIII

Ceux qui naissent avec un nœud sud en VIII sortent d'une vie de punitions ou de répressions pour s'être laissé soumettre aux sortilèges de Pluton.

Les autres que nous sommes tous l'auront déjà subi, ou ne tarderont pas à le subir s'ils ne soumettent pas Pluton.

Et ceci va du savant atomique qui fabrique des bombes, au tortionnaire d'Amérique Latine en pas­sant par les « Mages » spécialistes du retour d'affec­tion et les gestionnaires de « sectes ».

Naître avec un « négatif-VIII » implique que cer­taines des tendances ne sont pas encore surmontées, mais que le souvenir de la punition porte à n'oser s'en­gager dans cette nouvelle vie qu'avec la plus grande prudence, sur la pointe des pieds.

C'est pourquoi le « négatif-VIII » tendra très sou­vent à se mettre à couvert, en satisfaisant les désirs d'autrui plutôt que les siens propres, par souvenir inconscient des répressions ou arrachements anté­rieurs qui y furent liés.

Par prudence, s'il a un besoin à satisfaire, le sujet attendra qu'intervienne une proposition extérieure et ne se « commettra » que s'il est assuré que le parte­naire « marche » dans le même sens.

Car il craint plus que tout la honte, l'opprobre et le rejet dont son inconscient se souvient encore.

Toutefois, généralement, il tentera de ne pas se faire remarquer et de vivre le plus secrètement possible, en conformité avec les règles de société, afin d'éviter toute mise à l'index insupportable.

Le problème, très souvent, c'est qu'il vivra l'extrê­me inverse jusqu'à se refuser même ses propres jouis­sances, pour ne bénéficier que des résidus des jouis­sances et des biens d'autrui.

Pourtant, il ne lui est pas interdit de jouir de la vie : seulement d'utiliser autrui pour se satisfaire. Ce n'est pas par hasard que la maison VIII est la II de la VII.

Elle est donc reliée aux biens, aux désirs et aux besoins de l'autre, ainsi qu'aux héritages, dons, legs, ou aides financières dont on peut bénéficier d'autrui, et plus particulièrement des partenaires ou associés.

Mais recevoir implique attendre, d'où une dépendance, une faiblesse, un manque de capacité de défi pour s'assurer ses propres biens et jouissances.

La vie actuelle portant tout le bagage des précéden­tes, le nœud sud en VIII pourra donc vivre tout ceci à l'excès, mais attention nous sommes ici dans la mai­son VIII, ce qui implique que la démarche du sujet sera totalement inconsciente, liée à un événement, sou­vent déchirant, souvent sexuel, subi durant l'enfance et que le natif aura enfoui au plus profond de soi sans le résoudre. Il pourra se fourvoyer en toute bonne foi.

Pour avoir toujours « tiré » ses jouissances d'autrui et suivant qu'il ait ou non utilisé la sorcellerie ou une autre forme d'abus de pouvoir, la loi du Karma lui fera souvent subir, dès le début de sa nouvelle incarnation présente, soit un viol, physique ou mental, soit la disparition d'un être cher.

L'un et l'autre devant respectivement servir à faire prendre conscience au sujet de ne jamais user d'au­cune contrainte sur autrui…, et de dépasser ses fai­blesses en développant ses capacités de défi.

Il lui faut maintenant prendre connaissance de ses possibilités propres et découvrir en soi-même, et non plus en autrui, les sources de ses joies - et jouissan­ces - tout en même temps que ses puissantes capa­cités que lui apporte maintenant son nœud nord en II pour forger ses richesses personnelles.

Le nœud sud en VIII se bornera trop à satisfaire le partenaire, pour être lui-même satisfait - dans ce besoin que l'on ait besoin de lui. Il établit, à tort, une relation de dépendance pour ses jouissances.

Le nœud sud en Scorpion est sur la défensive, pour avoir été trop brûlé, précédemment. Il agressera pour prévenir l'agression.

***

Vous avez bien trop besoin d'être accepté, reconnu, voire dominé par l'autre, exigeant que vous êtes de n'être que le seul objet de ses attentions ou de ses désirs.

Dans cette démarche, vous pouvez vous donner ou vous abandonner jusqu'à vous annihiler, vous dissou­dre ou vous détruire en lui ou à l’inverse, vous pouvez utiliser ses ressources physiques ou matérielles, à vos seules fins.

À ces moments de jouissance extrême où vous pou­vez vous faire le jouet volontaire de l'autre, vous vivez quasiment une mort symbolique, mais une angoisse en même temps vous taraude de peut-être ne pas rece­voir autant que vous êtes disposé à donner. Vous pou­vez penser qu'au travers du sexe, dans une interaction entre donner et prendre, vous êtes en droit d'exiger l'exclusivité absolue de la vie de l'autre.

À la limite, ce besoin de vibration excessive peut vous conduire à des manques, à des frustrations, mais aussi à des jalousies que n’explique qu'un certain com­plexe d'abandon, de rejet ou de rupture déchirante issu de circonstances de votre passé ou de votre enfance, lesquelles sont inscrites au plus profond de votre inconscient.

L'idéal serait même que l'autre se confonde tellement à vous-même dans un tel attachement que seraient peut-être enfin balayés tous les risques de dépouillement ou de déchirement insupportables tant ils ressemblent à la mort. C'est d'ailleurs pourquoi celle-ci peut - ou a pu - vous hanter, voire vous attirer à certaines époques difficiles.
Ceci explique aussi votre goût pour rattachement, au propre comme au figuré.

Vous perdez finalement votre partenaire, car vos compromissions l'autoriseront de plus en plus à ba­fouer vos droits puisque vous avez vous-même ten­dance à ne pas les respecter.

Une telle dépendance vis-à-vis de l'« autre » conduit inévitablement celui-ci à perdre tous égards pour vous jusqu'à même peut-être, un jour, introduire une rivale chez vous.

Après tout, vous l'avez habitué à le satisfaire en tout. Vous avez comblé tous ses souhaits jusqu'à vous annuler. Voici votre cercle vicieux. Vous étant annulé, à ses yeux vous n'existez plus. Difficile dès lors de le lui reprocher.

Votre mission de vie est d'abord d'acquérir une vraie confiance en vous et en vos propres possibilités, de vous convaincre que personne ne vous rejette, mais au contraire que vous êtes accepté en tant que personne et ceci à part entière.

Évitez à tout prix, Madame, de vous accrocher encore aux basques d'un partenaire, surtout « macho » - car il vous en impose, et c'est ce qui vous attire - machisme n'est pas virilité.

Au plus tôt, mettez en pratique vos facultés person­nelles de réussite. Celles-ci sont exceptionnelles et vous le constaterez dès que vous y ferez appel dans une activité propre.

Votre thème vous permet une réussite financière peu commune, car vous serez toujours soutenu éton­namment dans vos réalisations à la seule condition que vous y œuvriez vous-même sans appuis d'un quel­conque partenaire.

Dans le même esprit, restez à l'écart autant que pos­sible de tous emprunts ou achats à crédit, qui sont aussi considérés comme apports d'autrui.

Évitez les aides, y compris matérielles de vos relations ou de votre famille.

À terme, vous constateriez à vos dépens que vous les payez bien cher en contraintes diverses, pour vous, tous investissements, même apparemment sûrs, doivent être engagés avec la plus grande circons­pection et au plus court terme, car en essence, sur tous les plans, votre « mission » de vie vous défend de disposer des richesses et apports d'autrui de quel­que manière que ce soit.

Au contraire, vous réussirez brillamment en produi­sant vous-même vos richesses.

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Pascal Patry
Praticien en psychothérapie
Astropsychologue
Psychanalyste

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67000 Strasbourg
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