Les freins à la consultation

Lorsqu’une problématique personnelle se pose, lorsque des questions envahissent la psyché, c’est la sphère intime qui est concernée, ce que chaque être a d’unique dans son développement personnel. Peu importe d’où part la source de la problématique, qu’il s’agisse de la sphère familiale, amicale, professionnelle ou autre.


Le premier frein à toute demande d’aide est le déni. Le déni est communément défini comme « le refus de reconnaître une réalité dont la perception est traumatisante et donc douloureuse pour la personne ».


La tendance est la suivante : quelque chose que l’on refuse de reconnaître ne va pas dans la vie, mais on se dit que l’on va s’en sortir seul(e). Des sentiments de honte, de culpabilité et de rejet de soi accompagnent le sentiment général.


Cette tendance est une résistance plus ou moins consciente car on a besoin de se protéger, ce qui est normal.


Si vous n’êtes pas bien, qu’une situation traîne et que vous pensez que vous allez vous en sortir seul(e), il se peut que vous ayez atteint vos propres limites. Il est souhaitable que vous trouviez la force de demander de l’aide.


De plus, inévitablement, dans le dialogue intérieur propre à chacun, peuvent surgir des questions qui ressemblent à celle-ci :


« Puis-je parler de ce que je vis et est-ce que cela en vaut la peine ? »

« Quelqu’un est-il en mesure de comprendre ce que je ressens ? »

« Existe-t-il des réponses, des solutions pour m’aider ? »

« Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ? »


Ces questions surgissent consécutivement aux souffrances fondamentales inhérentes à chaque être humain.


Ces souffrances fondamentales, dont la liste non exhaustive ci-dessous sert uniquement de base à la réflexion sont :


1/ La peur de la solitude

2/ La peur d’être sans valeur ou d’être diminué(e) dans sa valeur

3/ La peur d’être rejeté, de passer pour un(e) idiot(e), un(e) imbécile, etc.

4/ La peur de l’échec

5/ La peur d’une perte de contrôle survenant suite à une situation externe

6/ La peur d’une perte de contrôle interne (être submergé par des émotions, des sentiments…)

7/ La peur de l’inconnu, de ce que l’on ne connaît pas, dont on n’a jamais fait l’expérience

 

Il est donc difficile, souvent lorsque l’on en a le plus besoin, de demander de l’aide.


On comprend dès lors que décrocher le téléphone est l’instant le plus difficile et le plus compliqué.


Accueillir n’importe quelle personne dans ce qu’elle est pour l’aider à répondre à ses propres questions, l’aider à dépasser ses propres problématiques n’est pas seulement mon métier, c’est ma vocation. Et cette vocation est de comprendre sans jugement de valeur.



Consultation