La fonction principale des divers « Psys »

La fonction principale des divers « psys ».


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Un psychologue est un professionnel qui sait écouter et observer les individus (seuls ou en groupe). Il a suivi une formation pour chercher à résoudre les troubles du comportement et les problèmes d'adaptation lorsqu’il les a détectés. Pour cela il se sert de tests spécifiques pour poser son diagnostic.


De nombreux secteurs d’activité s’offrent au psychologue. Il peut exercer dans le cadre du recrutement dans les entreprises, dans l’accompagnement des malades en milieu hospitalier et spécialisé. Écoute attentive associée à diverses techniques permettent au psychologue d’aider les personnes à préserver ou à retrouver bien-être et qualité de vie. Le psychologue se forme à l’université : la Faculté de psychologie se consacre aux domaines suivants : psychologie, neuropsychologie cognitive clinique, psychologie clinique du développement, psychologie sociale, psychopathologie, psychanalyse, psychologie du travail, thérapies comportementales et cognitives.


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Un Psychothérapeute utilise la méthode de la psychothérapie pour aider ses patients à résoudre leurs troubles psychiques tels que les phobies, le stress, la dépression, les troubles alimentaires et bien d'autres encore. Il soutient et accompagne ses patients afin qu’ils identifient l’origine de leurs souffrances.


Au travers de l’écoute, le psychothérapeute traite les troubles psychologiques, sociaux et psychosomatiques, car il fait évoluer la réflexion du patient au cours des échanges. En effet, le psychothérapeute pose des questions, propose des interprétations, rebondit sur certaines paroles et sert ainsi d’accompagnateur dans la résolution des problèmes intérieurs. Comme le psychologue et le psychiatre, le psychothérapeute est un professionnel qui a suivi une formation en psychopathologie.


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Un psychanalyste est un professionnel formé à la théorie analytique inventée par Sigmund Freud et nommée « Métapsychologie ». Il a lui-même suivi une psychanalyse pendant plusieurs années sous la responsabilité d'un collègue expérimenté. Il est formé soit à l'Université soit au sein d'une école privée de psychanalyse. Le psychanalyste aide son client à mieux vivre grâce à la cure psychanalytique qui consiste à lui permettre d'explorer son inconscient avec pour but d’essayer de résoudre les conflits. Ces conflits remontent de l'enfance et pèsent sur l'existence. Ils proviennent d'étapes du développement qui se sont déroulées avec plus ou moins de fluidité.


Le rôle du psychanalyste est celui d’un miroir qui renvoie systématiquement le patient à lui-même afin que ce dernier approfondisse toujours plus l’exploration de son inconscient. Le patient livre ses angoisses, peurs, incertitudes et après une écoute attentive le psychanalyste tente de guérir certains troubles de la personnalité ou du comportement en se fondant sur des théories qui expliquent le fonctionnement psychique. Il émet des interprétations, pose des questions sur l'enfance, les rêves ou les problèmes rencontrés. Le patient prend conscience de ses blocages et tente de les surmonter.


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Un praticien en psychothérapie est un professionnel qui a suivi une formation identique à celle du psychothérapeute et qui utilise de la même manière la méthode de la psychothérapie. C’est-à-dire : Au travers de l’écoute, le praticien en psychothérapie traite les troubles psychologiques, sociaux et psychosomatiques, car il fait évoluer la réflexion du patient au cours des échanges. En effet, le praticien en psychothérapie pose des questions, propose des interprétations, rebondit sur certaines paroles et sert ainsi d’accompagnateur dans la résolution des problèmes intérieurs. Comme le psychologue et le psychiatre, le praticien en psychothérapie est un professionnel qui a suivi une formation en psychopathologie.


La différence entre le psychothérapeute et le praticien en psychothérapie réside dans le fait que le titre de psychothérapeute est réglementé et qu’il s’obtient par la voie universitaire. Le praticien en psychothérapie a suivi sa formation dans des instituts privés et non universitaires. Il peut avoir une formation unique ou multiple.


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Un psychiatre est un médecin qui s'est spécialisé en psychiatrie et dans la prise en charge des maladies psychiques. En tant que médecin, il est le seul "psy" à pouvoir prescrire des médicaments. Le psychiatre pose généralement un diagnostic à partir du manuel de diagnostics DSM-5 et de tests spécifiques. En fonction des pathologies — dites psychiatriques — qui sont listées dans ce manuel, il va adapter un traitement médicamenteux par psychotropes. Ces psychotropes sont : les anxiolytiques qui réduisent l’anxiété, les hypnotiques qui aident à trouver le sommeil, les antidépresseurs contre les dépressions, les neuroleptiques contre les états psychotiques, le lithium et les régulateurs de l’humeur pour les troubles de la thymie. À qui s’adressent ces psychotropes ? Ces psychotropes s’adressent principalement aux personnes souffrant de « névroses » et de « psychoses ». Névroses et psychoses étant les deux grandes catégories de maladies psychiques. Dans la névrose le malade ressent un problème sans s’expliquer le pourquoi du problème et dans la psychose le malade ne se rend pas compte de sa maladie. Le rôle du psychiatre est donc de poser un diagnostic et de remédier à la souffrance par la prescription médicamenteuse. Son rôle d’écoute se limite à la nécessité de poser le diagnostic afin d’adapter la prescription médicamenteuse. Il y a néanmoins des psychiatres qui sont également psychothérapeutes.


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Un coach est un professionnel spécialisé qui accompagne et conseille des personnes, afin de les aider à atteindre des objectifs qu'elles ont elles-mêmes fixés par accroissement du potentiel et de certaines performances dans un domaine précis. Il assure le suivi de toute personne, quel que soit l’âge (enfants, adultes, retraités) et quel que soit son milieu social.


Le coach peut intervenir dans tous les aspects de la vie quotidienne pour aider quelqu’un à trouver des ressources et avancer dans la vie. Le coach aide ses clients à améliorer leur confiance en eux-mêmes et en leurs capacités, à s'affirmer et à se débarrasser de leurs complexes éventuels. Il les aide également à se tenir aux règles d’un régime lorsque celui-ci est engagé ou encore à prévenir les rechutes d’une addiction comme le tabac, l’alcool, la drogue. Il accompagne les personnes afin qu’elles surmontent stress et angoisse. Toutefois, il est important de noter que le coach personnel n'est pas un thérapeute, et ne peut donc pas gérer les problèmes psychiques ou psychiatriques. Ces problèmes annexes doivent être traités par d’autres professionnels certifiés. Je place le coach dans la catégorie des « psys », car il ne peut y avoir de compréhension des personnes aidées par le coach sans une connaissance des diverses personnalités dont traite LA PSYCHOLOGIE.


Ces grands types de personnalités que le psychiatre, le psychologue, le psychothérapeute, le psychanalyste, le praticien en psychothérapie, mais également l’astropsychologue connaissent parfaitement sont : la personnalité anxieuse, la personnalité paranoïaque, la personnalité histrionique, la personnalité obsessionnelle, la personnalité narcissique, la personnalité schizoïde, la personnalité schizo typique, la personnalité borderline, la personnalité psychodépendante, la personnalité antisociale et enfin la personnalité phobique.



« Pour recevoir de l’aide , il faut savoir l’accepter et ce n’est pas aussi aisé qu’on pourrait le croire »


Pascal Barreau

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La personnalité antisociale


Mode général de mépris et de transgression des droits d'autrui qui survient depuis l'âge de 15 ans, comme en témoignent au moins trois des manifestations suivantes :


1. Incapacité de se conformer aux normes sociales qui déterminent les comportements légaux, comme l'indique la répétition de comportements passibles d'arrestation.


2. Tendance à tromper par profit ou par plaisir, indiquée par des mensonges répétés, l'utilisation de pseudonymes ou des escroqueries.


3. Impulsivité ou incapacité à planifier à l'avance.


4. Irritabilité ou agressivité, indiquées par la répétition de bagarres ou d'agressions.


5. Mépris inconsidéré pour sa sécurité ou celle d'autrui.


6. Irresponsabilité persistante, indiquée par l'incapacité répétée d'assumer un emploi stable ou d'honorer des obligations financières.



Critères DSM IV-TR de la personnalité antisociale




La personnalité antisociale pense qu’elle a droit à ce qu’elle veut et que les gens sont faits pour être exploités. Pour elle la force ou la ruse sont les meilleurs moyens pour que les choses soient faites. Elle pense vivre dans une jungle où seul le plus fort survit.


Elle se dit :


« Si je ne profite pas des gens, ce sont eux qui profiteront de moi en premier. Il n'est pas important de respecter ses promesses ou d'honorer ses dettes. Le mensonge et la tricherie sont autorisés du moment que l'on ne se fait pas prendre. J'ai été injustement traité et je suis en droit d'obtenir mon dû par quelque moyen que ce soit. Si les autres ne se protègent pas, c'est leur problème. Je me moque pas mal de ce qu'ils pensent ».



La personnalité passive agressive


1. Procrastination


2. Deviens boudeur, irritable ou ergoteur lorsqu'on lui demande de faire quelque chose qu'il ou elle ne veut pas faire.


3. Semble travailler délibérément lentement ou faire un mauvais travail dans les tâches qu'il ou elle ne veut vraiment pas faire.


4. Proteste, sans justification, que les autres lui font des demandes déraisonnables.


5. Évite les obligations en prétendant « avoir oublié ».


6. Croit qu'il ou elle fait un bien meilleur travail que ce que les autres en pensent.


7. Est offensé par des bonnes suggestions venant d'autres personnes au sujet de la façon dont il ou elle pourrait être plus productif.


8. Entrave les efforts des autres en manquant de faire sa part du travail.


9. Déraisonnablement critique ou dédaigneux des personnes en position d’autorité.



Critères DSM IV-TR de la personnalité passive agressive




Cette personnalité est frustrante et irritante, car elle pratique de la résistance passive ou s'oppose de manière détournée. Elle ressent de la colère, mais éprouve des difficultés à exprimer sa propre agressivité ou son hostilité à l'égard des autres et met au monde une passivité ayant signifiant d'opposition, voire d'agression qui peut engendrer chez l'autre de l'agressivité.


De même, elle ne peut exprimer ce qu'elle pense réellement et supporte mal les critiques ou les ordres. Elle a des difficultés à dire non même lorsqu'elle le pense vraiment, dès lors elle accepte et ne passe pas à l'action.


Quelque peu rebelle, elle a tendance à se plaindre, à se percevoir insatisfaite et à se comporter en victime oubliée, incomprise, méprisée ou injustement traitée. Elle peut dans certains cas devenir socialement et professionnellement inefficace ou dans d'autres cas hypersociable tout en restant intolérante aux différences des autres. Ce comportement sournois reste parfois difficile à identifier bien qu'il puisse rendre hors de lui son interlocuteur.


Ce type de comportement passif-agressif présent chez l'adolescent représente un stade normal et habituel de défi face à l'autorité parentale. On trouve ce comportement dans les groupes, où systématiquement les personnes ne répondent pas aux questions, ne votent pas, ne participent pas aux processus de décision et donc le freinent.



La personnalité histrionique


La caractéristique essentielle de la Personnalité histrionique est un mode général de comportement fait de réponses émotionnelles et de quête d'attention excessives et envahissantes. Ce mode apparaît au début de l'âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins cinq des manifestations suivantes :


1. Le sujet est mal à l'aise dans les situations où il n'est pas au centre de l'attention d'autrui.


2. L’interaction avec autrui est souvent caractérisée par un comportement de séduction sexuelle inadaptée ou une attitude provocante.


3. Expression émotionnelle superficielle et rapidement changeante.


4. Utilise régulièrement son aspect physique pour attirer l'attention sur soi.


5. Manière de parler trop subjective, mais pauvre en détail.


6. Dramatisation, théâtralisme et exagération de l'expression émotionnelle.


7. Suggestibilité, est facilement influencé par autrui ou par les circonstances.


8. Considère que ses relations sont plus intimes qu'elles ne le sont en réalité.




Critères DSM IV-TR de la personnalité histrionique




La personnalité histrionique pense qu’elle doit faire bonne impression.


Elle se dit :


« Pour être heureuse, j'ai besoin que les autres fassent attention à moi. Tant que je n'amuse pas ou que je n'impressionne pas les autres, je ne suis rien. Je dois être le centre de leur attention. Si j'amuse les autres, ils ne remarqueront pas mes faiblesses. Seule, je suis incapable d'organiser ma vie. Je sais charmer pour qu'ils m'aident et m'aiment. Ils me trouvent irrésistible ».



La personnalité borderline


Mode général d'instabilité des relations interpersonnelles, de l'image de soi et des affects avec une impulsivité marquée, qui apparaît au début de l'âge adulte et qui est présente dans des contextes divers, comme en témoignent au moins cinq des manifestations suivantes :


1. Efforts effrénés pour éviter les abandons réels ou imaginés.


2. Mode de relations interpersonnelles instables et intenses caractérisées par l'alternance entre les positions extrêmes d'idéalisation excessive et de dévalorisation.


3. Perturbation de l'identité : instabilité marquée et persistante de l'image ou de la notion de soi.


4. Impulsivité dans au moins deux domaines potentiellement dommageables pour le sujet (p. ex., dépenses, sexualité, toxicomanie, conduite automobile dangereuse, boulimie).


5. Répétition de comportements, de gestes ou de menaces suicidaires, ou d'automutilations.


6. Instabilité affective due à une réactivité marquée de l'humeur (p. ex., dysphorie épisodique intense, irritabilité ou anxiété durant habituellement quelques heures et rarement plus de quelques jours).


7. Sentiments chroniques de vide.


8. Colères intenses et inappropriées ou difficulté à contrôler sa colère (p. ex., fréquentes manifestations de mauvaise humeur, colère constante ou bagarres répétées).


9. Survenue transitoire dans des situations de stress d'une idéation persécutoire ou de symptômes dissociatifs sévères.



Critères DSM IV-TR de la personnalité borderline





La personnalité borderline pense que les autres doivent s’occuper d’elle et que personne ne la comprend.


Elle se dit :


« Je ne peux pas me débrouiller tout seul(e), j'ai besoin de quelqu'un pour prendre appui. Si je ne fais pas ce que les autres veulent, ils m'abandonneront ou ils m'attaqueront. Les autres peuvent me blesser, m'attaquer, prendre avantage sur moi (je dois me protéger). Il m'est impossible de me contrôler ou de me discipliner. Je dois contrôler mes émotions ou quelque chose de terrible va se produire. Je ne dois pas me faire des amis, car ils me feront de la peine. Il n'y a jamais personne pour combler mes besoins, pour être fort pour moi, pour prendre soin de moi. Je serai toujours seul(e). La douleur que je ressens est insupportable. Je suis un fardeau pour les autres ».



La personnalité narcissique


1. Sens grandiose de sa propre importance.


2. Absorbé par des fantaisies de succès illimité, pouvoir, splendeur, beauté ou d'amour idéal.


3. Pense être « spécial », unique, compris que par institutions ou gens spéciaux et de haut niveau.


4. Besoin excessif d'être admiré.


5. Pense que tout lui est dû : s'attend à un traitement favorable et désir de suite satisfait.


6. Exploite et utilise autrui à ses propres fins.


7. Manque d'empathie.


8. Envie souvent les autres, et croit que les autres l'envient.


9. Attitudes et comportements arrogants et hautains.



Critères DSM IV-TR de la personnalité narcissique



La personnalité narcissique pense qu’elle est exceptionnelle.


Elle se dit :


« Du fait de ma supériorité, je suis en droit d'obtenir un traitement de faveur et des privilèges. Je n'ai pas à m'encombrer de règles qui ne s'appliquent qu'aux autres. Si les autres ne montrent pas le respect que je mérite, ils doivent être punis. Les autres doivent satisfaire mes besoins qui sont plus importants que les leurs. Les autres doivent reconnaître combien je suis spécial. Comme je suis si talentueux(se), les autres devraient me céder la place. Aucun besoin de quiconque ne doit interférer avec les miens. Ils ne savent pas qui je suis. Ce sont des moins que rien ».



La personnalité paranoïaque



Méfiance soupçonneuse envahissante envers les autres dont les intentions sont interprétées comme malveillantes, qui apparaît au début de l'âge adulte et est présente dans divers contextes, comme en témoignent au moins quatre des manifestations suivantes :


1. Le sujet s'attend sans raison suffisante à ce que les autres l'exploitent, lui nuisent ou le trompent.


2. Est préoccupé par des doutes injustifiés concernant la loyauté ou la fidélité de ses amis ou associés.


3. Est réticent à se confier à autrui en raison d'une crainte injustifiée que l'information soit utilisée de manière perfide contre lui.


4. Discerne des significations cachées, humiliantes ou menaçantes dans des commentaires ou des événements anodins.


5. Garde rancune, c'est-à-dire ne pardonne pas d'être blessé, insulté ou dédaigné.


6. Perçoit des attaques contre sa personne ou sa réputation, alors que ce n'est pas apparent pour les autres, et est prompt à la contre-attaque ou réagit avec colère.


7. Met en doute de manière répétée et sans justification la fidélité de son conjoint ou de son partenaire sexuel.



Critères DSM IV-TR de la personnalité paranoïaque



La personnalité paranoïaque pense qu’elle est vulnérable.


Elle se dit :


« Les gens sont des adversaires potentiels. Je ne peux pas faire confiance aux autres personnes. L'autre a des motivations cachées. S'il est gentil, c'est pour me tromper. Je dois rester en permanence sur mes gardes. Il n'est pas prudent de se confier aux autres. Les personnes prendront avantage sur moi si je leur laisse une chance. Les autres personnes essaieront de m'abaisser délibérément. J'aurai de sacrés problèmes si je laisse les autres personnes penser qu'elles peuvent s'en tirer si elles me maltraitent. Si les autres personnes trouvent des choses sur moi, elles s'en serviront contre moi ».



La personnalité dépendante


Besoin général et excessif d'être pris en charge qui conduit à un comportement soumis et « collant » et à une peur de la séparation, qui apparaît au début de l'âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins cinq des manifestations suivantes :


1. Le sujet a du mal à prendre des décisions dans la vie courante sans être rassuré ou conseillé de manière excessive par autrui.


2. A besoin que d'autres assument les responsabilités dans la plupart des domaines importants de sa vie.


3. A du mal à exprimer un désaccord avec autrui de peur de perdre son soutien ou son approbation. N.B. Ne pas tenir compte d'une crainte réaliste de sanctions.


4. A du mal à initier des projets ou à faire des choses seul (par manque de confiance en son propre jugement ou en ses propres capacités plutôt que par manque de motivation ou d'énergie).


5. Cherche à outrance à obtenir le soutien et l'appui d'autrui, au point de faire volontairement des choses désagréables.


6. Se sent mal à l'aise ou impuissant quand il est seul par crainte exagérée d'être incapable de se débrouiller.


7. Lorsqu'une relation proche se termine, cherche de manière urgente une autre relation qui puisse assurer les soins et le soutien dont il a besoin.


8. Est préoccupé de manière irréaliste par la crainte d'être laissé à se débrouiller seul.


La personnalité dépendante coexiste souvent avec d'autres problèmes de personnalité et de l'humeur difficiles à distinguer. Le degré selon lequel des comportements dépendants sont considérés comme adaptés varie selon l'âge et le groupe socioculturel.



Critères DSM IV-TR du trouble de la personnalité dépendante



La personnalité dépendante pense qu’elle est impuissante, faible et incapable de se débrouiller seule.


Elle se dit :


« J'ai besoin de quelqu'un de disponible autour de moi à tout instant pour m'aider à réaliser ce que je dois faire ou au cas où quelque chose de mauvais m'arriverait. Je suis impuissant quand je suis livré à moi-même. Je suis « basiquement » seul(e) sauf si je peux m'attacher à une personne plus forte. La pire des choses serait qu'on m'abandonne. Je ne dois rien faire qui pourrait offenser mon supporter ou la personne qui m'aide. Je dois être docile pour le maintenir dans de bonnes dispositions à mon égard. J'ai besoin de savoir que quelqu'un peut m'aider n'importe quand. J'ai besoin des autres pour m'aider à prendre des décisions ou me dire ce que j'ai à faire. Les gens me trouvent minable ».



La personnalité évitante


Mode général d'inhibition sociale, de sentiments de ne pas être à la hauteur et d'hypersensibilité au jugement négatif d'autrui qui apparaît au début de l'âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins quatre des manifestations suivantes :


1. Le sujet évite les activités sociales professionnelles qui impliquent des contacts importants avec autrui par crainte d'être critiqué, désapprouvé ou rejeté.


2. Réticence à s'impliquer avec autrui à moins d'être certain d'être aimé.


4. Craint d'être critiqué ou rejeté dans les relations sociales.


5. Est inhibé dans les situations interpersonnelles nouvelles à cause d'un sentiment de ne pas être à la hauteur.


6. Se perçoit comme socialement incompétent, sans attrait ou inférieur aux autres.


7. Est particulièrement réticent à prendre des risques personnels ou à s'engager dans de nouvelles activités par crainte d'éprouver de l’embarras.




Critères DSM IV-TR du trouble de la personnalité évitante




La personne évitante pense qu’elle pourrait être blessée.


Elle se dit :


« Je suis socialement inapte et indésirable dans toutes les situations. Les autres personnes sont potentiellement critiques, indifférentes, humiliantes ou rejetantes. Les autres me sont supérieurs. Si une personne reste près de moi, elle va découvrir mon « vrai » moi et me rejeter. Être exposé comme inférieur sera intolérable. Je dois éviter les situations déplaisantes à tout prix et ne pas prendre de risques. Si j'ignore un problème, il s'en ira. Je vais échouer. Ils ne m'aiment pas ».



La personnalité schizoïde


A. Mode général de détachement par rapport aux relations sociales et de restriction de la variété des expressions émotionnelles dans les rapports avec autrui, qui apparaît au début de l'âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins quatre des manifestations suivantes :


1. Le sujet ne recherche, ni n'apprécie, les relations proches y compris les relations intrafamiliales, choisit presque toujours des activités solitaires.


2. N'a que peu ou pas d'intérêt pour les relations sexuelles avec d'autres personne.


3. N’éprouve du plaisir que dans de rares activités, sinon dans aucune.


4. N'a pas d'amis proches ou de confidents, en dehors de ses parents du premier degré.


5. Semble indifférent aux éloges ou à la critique d'autrui.


6. Fait preuve de froideur, de détachement, ou d'émoussement de l'affectivité.



Critères DSM IV-TR du trouble de la personnalité schizoïde



La personnalité schizoïde pense qu’elle a besoin de son espace et qu’elle n’est pas comme les autres.


Elle se dit :


« Les relations sont source de problèmes. La vie est plus simple sans les autres. Je suis vide en moi. Il est mieux pour moi de garder mes distances et de faire profil bas. Je suis un inadapté social. La vie est fade et ingrate. Ils devraient me laisser seul. Je ne comprends pas pourquoi les autres sont heureux ensemble ».



La personnalité schizotypique


Mode général de déficit social et interpersonnel marqué par une gêne aiguë et des compétences réduites dans les relations proches, par des distorsions cognitives et perceptuelles, et par des conduites excentriques. Le trouble apparaît au début de l'âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins cinq des manifestations suivantes :


1. Idées de référence par exemple, des interprétations fausses d'incidents anodins ou

d'événements extérieurs qui prennent un sens spécial, inhabituel et particulier pour la personne).


2. Croyances bizarres ou pensée magique qui influencent le comportement et qui ne sont pas en rapport avec les normes d'un sous-groupe culturel par exemple, superstition, croyance dans un don de voyance, dans la télépathie ou dans un « sixième » sens ; chez les enfants et les adolescents, rêveries ou préoccupations bizarres.


3. Perceptions inhabituelles, notamment illusions corporelles par exemple, ressentir la présence d'une autre personne ou entendre une voix qui murmure son propre nom.


4. Pensée et langage sont bizarres (par exemple, vagues, circonstanciés, métaphoriques, alambiqués ou stéréotypés).


5. Idéation méfiante ou persécutoire (par exemple, croire que des collègues de travail cherchent à ruiner leur réputation auprès du patron).


6. Inadéquation ou pauvreté des affects.


7. Comportement ou aspect bizarre, excentrique ou singulier par exemple, le sujet ne regarde pas ses interlocuteurs dans les yeux, il porte des habits qui ne lui vont pas ou qui sont tâchés d'encre et il ne peut pas engager une conversation détendue et humoristique avec ses collègues.


8. Absence d'amis proches ou de confidents en dehors des parents du premier degré.


9. Anxiété excessive en situation sociale qui ne diminue pas quand le sujet se familiarise avec la situation et qui est due à des craintes persécutoires plutôt qu'à un jugement négatif de soi-même.



Critères DSM IV-TR du trouble de la personnalité schizotypique



La personnalité schizotypique pense qu’elle ne doit prendre en compte que sa propre vision et qu’elle ne doit pas être influencée par qui que ce soit.


Elle se dit :


« J'ai certains pouvoirs. Je me sens comme un extraterrestre dans un environnement effrayant. Comme le monde est dangereux, je dois faire attention à moi en permanence. Il y a des raisons pour toute chose. Les choses n'arrivent pas par chance. Parfois mes propres perceptions sont une indication de ce qui va arriver. Les relations font peur. Si je leur dis ce que je pense vraiment, ils ne me croiront pas. Je sais qu'ils pensent que je suis débile ».





Fin provisoire du texte sous réserve de rajout et de modification.











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